Un rien nous sépare ... |
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rien nous sépare
À peine un filet d'eau
Qui coule entre les galets des cœurs
Etre deux, savoir danser
Et en chanson, passer le gué
Un rien nous
sépare
Futiles bagatelles
Fastoche à éviter
Comme saute à la marelle
De la terre au ciel
L’écolière jouvencelle
Un rien nous
sépare
Se retrouver quelques compères
Pierre, Paul, Jacques ou Jean
Autour d’un verre
Pour, ensemble, refaire le monde
Qui en a tant besoin
Un rien nous
sépare
La joie est à un jet de pierre
De nos rixes et colères
Un simple regard
Et s’ouvre un passage
Renaissance de Pâques
Un rien nous
sépare
Les querelles d’amants
Toutes pourraient dégénérer
En tendres batailles d’oreillers
Est-ce donc si difficile d’aimer
?
Un rien nous
sépare
Les donjons d’or et d’argent
Un jour s’écrouleront
Comme les Murs de Honte
Qu’ils dressent entre les
hommes
Un rien nous
sépare
Un poème déclamé
Sur les barricades de Mai
Et Prévert peut gagner
Cette connerie de guerre
Qu’on tourne enfin la page
De la sombre et sanglante Histoire
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Un
rien nous sépare
Laisser au vestiaire
Comme au Monastère
Les armes assassines
Paix aux bourreaux
De Tibhirine
Un rien nous
sépare
Chantage atomique
Chinoiseries des grandes imPuissances
Un tigre de papier
Qu’un peuple en prière
Peut désamorcer
Un rien nous
sépare
Une Faute rabâchée
Depuis belle lurette effacée
Un Dieu pour toujours
A fait une croix dessus
Un rien nous
sépare
De l’Esprit du Tout Autre
Que nul ne peut nommer
Qui déboulonne
Nos totems de tôles
Nos absurdes croyances
Et nous met debout,
Pèlerins de partout
Un rien nous
sépare
D’un destin glorieux
Où l’Homme affranchi
De toute servitude
Ira « Par les soirs bleus
d’été »
« Heureux comme avec une femme
»
Marchant « Comme un bohémien
»
Libre sous de nouveaux cieux
Un rien nous
sépare
De l’Enfant de Noël
Qui crèche Humble et Doux,
En chacun de nous
Accueillons-Le
Et Bonnes Fêtes à Nous
Riex, novembre 2010, Dominique
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Chères Amies
et Amis Brouettistes,
« Un rien nous sépare ! »,
c’est avec ce poème jailli
en moi, alors que je quittais un coriace
adversaire politique - (UDC), mais néanmoins
sensible à mon témoignage
concernant l’assurance invalidité
- que je vous donne quelques nouvelles
fraîches de notre association.
L’événement de cette
année est le départ sur
les chapeaux de roues de La
Farandole des bagnoles. Un travail
d’équipe a permis de réaliser
un magnifique album, salué par
la critique et qui trouve un réel
accueil dans les milieux populaires. Ce
succès rappelle celui de ma chanson
fétiche, Le
Déménagement, qui
figure d’ailleurs sur ce CD. La
Farandole est faite de cette poésie
qui ornait les frontons des granges, et
dont se réclamait Ramuz. Les choses
simples, naïves, authentiques, sont
de nos jours si méprisées,
que je crois cette mise au point nécessaire.
Merci à Alexandre
Cellier, génie du son et
de l’amitié, qui en signe
et interprète la musique. Dans
une pochette réalisée par
Code Couleur,
du tout bel ouvrage, la Farandole est
distribuée dans les grandes surfaces
par la Maison Lugeon.
Cette production a exigé un grand
investissement financier : le
prix d’une voiture neuve.
Les sponsors ne se pressent pas au portillon.
Si bien que dans l’encart réservé
à leur intention, nous avons écrit
: « C’est
bon à gauche ! » J’engage
donc mes potes Brouettistes à proposer
une ballade en Farandole à leur
entourage, à en parler à
leur garagiste, à l’offrir
à leur reine de la boîte
à gants, ou que sais-je ? Merci
de me soutenir dans cette folle équipée.
Une autre prestation de taille à
ne pas manquer, c’est l’adaptation
de mon récit L’Auto
jaune pour le théâtre
- grand public - par l’épatante
troupe Pyroâmes, dirigée
par Carla Nessi Trippi.
La première aura lieu au Théâtre
Benno Besson à Yverdon le
13 janvier prochain ; le papillon annexé
donne toutes les informations (lieux,
dates, réservations).
Les actions poétiques que j’envisage
sont maintenant rassemblées dans
un texte de présentation de la
Brouette à chanson, que je
souhaite entraîner dans des projets
de véritable transformation de
la société, en commençant,
en bon Vaudois, d’abord par chez
nous. Pour découvrir les actions
envisagées, écouter des
extraits et commander La Farandole, et
plus si entente, promenez-vous sur mon
site.
C’est le sens du don, de la gratuité,
du vrai, de la simplicité que le
monde et nous tous devons retrouver urgemment.
Alors tout devient possible et la Terre
de l’Homme sera à nouveau
habitable et habitée.
Dans cette attente, je vous remercie de
rouler à mes côtés,
et vous présente, Chers Amies et
Amis Brouettistes, une route 2011 toute
enchantée.
Dominique Scheder
Un Patron pas trop con
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